Ce plaidoyer dort dans ma boîte email depuis octobre dernier.
Aujourd’hui, je dépasse le doute, la peur de déranger, de bousculer, de créer de l’opposition, d’être taxée d’ingratitude, de manque de loyauté.
Je ne peux plus faire semblant, comme si rien n’était.
Mon intention est de reconnaître les blessures générées, aggravées par un système, par le temps, d’honorer des vécus intimes, encore trop souvent silenciés par manque d’accueil, d’écoute, d’attention, de soutien, de compréhension, de connaissance collective.
Ce texte est un appel à amplifier des voix silencieuses ou/et marginalisées, c’est une invitation à se poser des questions, à évoluer ensemble, à enclencher des changements profonds, pour le monde – à commencer par reconnaître le sien – en invitant à parler, créer, collaborer, autrement, librement, hautement.
Je suis curieuse de savoir ce que vous évoque ce plaidoyer de chattou !
Ce texte a été produit par chatGPT en réponse à la question :
“Écrire un plaidoyer sur un sujet méconnu en France : les conséquences néfastes de l’assimilation sur les enfants adoptés d’origine coréenne en France, la source coloniale de ces adoptions, l’influence du patriarcat sur le système d’adoption internationale”





1 – L’assimilation forcée : à quel prix ?
Une perte identitaire : un traumatisme invisible
Les enfants adoptés d’origine coréenne en France ont souvent été plongés dans un modèle d’assimilation qui ne prenait en compte ni leurs origines culturelles ni leurs identités plurielles. En grandissant, ces enfants ont été confrontés à un double fardeau : celui de devoir s’intégrer pleinement à une société française qui prône une assimilation « républicaine » rigide, tout en faisant face à des discriminations raciales souvent ignorées par leurs familles adoptives.
L’adoption d’enfants coréens s’est inscrite dans une logique où l’enfant devait devenir « français », au prix de l’abandon de sa langue, de ses traditions et de son histoire. Le processus d’assimilation a entraîné chez de nombreux adoptés une perte de repères identitaires, un sentiment de dépossession, voire des troubles d’appartenance liées à la difficulté de se forger une identité stable entre deux cultures.
Cette politique d’adoption internationale, largement encouragée par les autorités françaises, était en réalité une tentative d’homogénéiser culturellement ces enfants, faisant fi de la complexité de leur héritage et de leurs besoins émotionnels.
2 – Un héritage colonial refoulé
L’adoption internationale d’enfants coréens en France ne peut être comprise en dehors de son contexte postcolonial. Alors que la Corée du Sud se relevait à peine de la guerre de Corée, ce pays a été plongé dans une situation économique précaire. Les adoptions massives vers les pays occidentaux, dont la France, ont été présentées comme une solution à la crise des enfants en situation familiale vulnérable et à l’opprobre sociale subie par les mères célibataires. Cependant, cette dynamique ne fait que reproduire les schémas de domination Nord-Sud, dans lesquels les pays riches se voient confier la « mission » de sauver des enfants des nations appauvries.
Ce que l’on qualifie parfois de « geste humanitaire » dissimule en réalité une logique néocoloniale : les pays occidentaux, sous couvert d’altruisme, extraient des enfants des pays du Sud, décontextualisant leurs existences et effaçant leurs héritages culturels pour les intégrer à une société qui ne reconnaît ni leur différence ni la douleur qui accompagne ces ruptures.
Ce système d’adoption internationale est ainsi une nouvelle forme de colonialisme, où les enfants deviennent des « ressources » déplacées d’une périphérie subalterne vers le centre dominant.
3. L’influence du patriarcat : les femmes sacrifiées
L’adoption internationale d’enfants coréens révèle également la violence du patriarcat, tant en Corée qu’en France. En Corée, les mères célibataires étaient souvent marginalisées, stigmatisées et forcées d’abandonner leurs enfants sous la pression d’une société conservatrice qui rejetait ces femmes hors des normes familiales traditionnelles. L’adoption n’était pas un choix, mais plutôt une issue imposée par un système patriarcal qui considérait les mères célibataires comme une honte, et leur refusait tout soutien.
En France, les familles adoptives étaient souvent des couples hétérosexuels où les rôles genrés traditionnels renforçaient l’idée que l’adoption devait « réparer » un manque, notamment l’infertilité des femmes. L’enfant adopté était donc perçu comme une solution à une absence, plutôt que comme un être à part entière, avec une histoire et un passé dignes de respect.
Cette double pression patriarcale – à la fois celle qui a conduit à l’abandon des enfants en Corée, et celle qui a influencé les adoptions en France – perpétue un cycle de violence qui réduit les femmes, tant mères biologiques qu’adoptives, à des rôles sociaux prédéfinis, sans tenir compte de leur autonomie ni de leurs désirs.
4. Reconnaître, réformer, respecter
Pour corriger les torts passés, se rendre compte de ce qui est important pour notre monde d’aujourd’hui, il est indispensable de connaître le passé, d’en tirer des leçons. C’est le rôle de l’Histoire. Il est crucial que la France reconnaisse les conséquences néfastes de l’assimilation forcée dans le cadre des adoptions internationales. Cela passe par :
- La reconnaissance officielle des traumatismes identitaires subis par les adoptés, ainsi que la mise en place de programmes de soutien psychologique et culturel.
- Le respect de l’histoire et des racines culturelles des enfants adoptés, en facilitant l’accès aux archives et en encourageant les rencontres avec les familles biologiques pour ceux qui le souhaitent.
- Une réforme des politiques d’adoption internationale, fondée sur le respect des droits des enfants et des mères biologiques, en prenant en compte les dynamiques de pouvoir néocoloniales et patriarcales qui sous-tendent ces pratiques.
En fin de compte, sensibiliser le public aux méfaits de l’assimilation dans le contexte de l’adoption internationale n’est pas simplement un exercice d’introspection historique.
C’est un devoir moral et éthique pour reconnaître les erreurs du passé et bâtir un avenir où chaque enfant, chaque mère et chaque famille soient respectés dans leur intégrité et leur humanité.
**Exigeons un système d’adoption éthique, conscient des erreurs du passé, respectueux des identités et des histoires individuelles, et fondé sur la justice sociale et l’égalité.**
Le plaidoyer s’appuie sur une combinaison de sources historiques, sociologiques et psychologiques.
1. Études académiques et recherches sociologiques
Ces travaux examinent les dynamiques de l’adoption internationale, le rôle de l’assimilation et l’impact des structures de pouvoir postcoloniales et patriarcales. Quelques pistes :
- Kim Park Nelson : Ses travaux sur l’adoption transraciale mettent en lumière l’impact identitaire sur les enfants adoptés, notamment coréens, dans des pays occidentaux.
- Eleana Kim : Dans Adopted Territory: Transnational Korean Adoptees and the Politics of Belonging, l’auteure explore les adoptions coréennes comme un phénomène politique, lié aux inégalités mondiales et à la guerre froide.
- Tobias Hübinette : Chercheur spécialisé dans l’adoption transnationale et les identités asiatiques en Occident. Ses études abordent les dynamiques raciales et coloniales des adoptions.
2. Rapports historiques sur les adoptions coréennes
Les adoptions internationales coréennes ont commencé après la guerre de Corée (1950-1953), avec des programmes humanitaires organisés principalement par les États-Unis, la France, et d’autres pays occidentaux. Ces rapports documentent le rôle des politiques locales et internationales :
- Archives des organismes d’adoption internationaux (Holt International, Mission to Children, etc.).
- Études sur le contexte politique de la guerre froide et les accords bilatéraux entre la Corée du Sud et les pays occidentaux pour faciliter ces adoptions.
3. Témoignages et récits d’adoptés coréens
Les témoignages des adoptés eux-mêmes sont essentiels pour comprendre les expériences vécues, notamment en matière de racisme, de perte identitaire et de pression à l’assimilation.
- Livres et documentaires :
- « Between, on adoptee, identity and belonging » (film documentaire).
- Origines inconnues : Enfants adoptés et quête identitaire (ouvrages ou témoignages d’adoptés coréens et autres origines).
- Forums et blogs tenus par des adoptés coréens qui partagent leur vécu (par exemple, le blog « Dear Adoption »).
4. Études critiques sur le colonialisme et le néocolonialisme
Les adoptions internationales des pays du Sud vers le Nord global sont souvent décrites comme des formes de néocolonialisme. Ces adoptions sont facilitées par des déséquilibres économiques et politiques, où les pays riches tirent profit des vulnérabilités des pays plus pauvres.
- Edward Said : Sur les dynamiques de domination et d’orientalisme.
- Études critiques sur l’adoption et le colonialisme :
- Kline, Karen M. « Adoption in the Shadow of Empire. »
- Dorow, Sara K. « Producing Kinship: Adoption in a Global Economy. »
5. Études féministes et patriarcales sur l’adoption internationale
Le rôle du patriarcat est central dans les adoptions coréennes, car il influence :
- Les politiques en Corée du Sud qui stigmatisent les mères célibataires (souvent contraintes d’abandonner leurs enfants).
- Les attentes genrées dans les pays adoptants, où l’enfant est perçu comme un « remède » à l’infertilité des femmes adoptives.
Sources pertinentes :
- Judith Stacey et Karen V. Hansen, sur la maternité dans un contexte transnational.
- Études de cas sur la Corée, comme les rapports du Ministère coréen de l’égalité des sexes et de la famille.
6. Textes législatifs et documents institutionnels
- Loi française sur l’adoption internationale : Textes régissant les adoptions transnationales en France, notamment les pratiques favorisant l’assimilation des enfants adoptés.
- Conventions internationales :
- Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale.
- Déclarations des droits de l’enfant, insistant sur l’importance du respect de l’identité culturelle des enfants adoptés.
7. Travaux sur la psychologie de l’adoption transraciale
Ces études explorent les impacts psychologiques de l’adoption, notamment en matière d’identité et de trauma.
- Nancy Verrier : The Primal Wound, qui discute du traumatisme lié à la séparation mère-enfant.
- Articles sur les troubles identitaires liés à l’adoption transraciale (par exemple, les travaux de Brodzinsky et Pinderhughes).
8. Associations et ONG spécialisées
- Racines coréennes (France) : Organisation qui soutient les adoptés coréens en France et sensibilise sur leur vécu.
- G.O.A.L. (Global Overseas Adoptees’ Link) : Association internationale basée en Corée du Sud pour les adoptés de retour au pays.
- Enfance et Familles d’Adoption (France) : Association qui documente les expériences et les besoins des adoptés en France.
9. Médias et documentaires
Des documentaires, articles et reportages ont également exploré ce sujet.
- « The Child That Was Sent Away » (documentaire coréen sur les enfants adoptés à l’étranger).
- Articles dans des médias comme Le Monde, Libération, ou The Guardian, abordant les dynamiques postcoloniales de l’adoption internationale.
Voici un article qui répertorie des comptes visibilisant le point de vue d’adopté.e.s, utile pour s’informer, échanger, déconstruire un narratif trop souvent biaisé sur l’adoption internationale, pour se construire une opinion à partir de différents regards intimes, critiques, informatifs, curatifs :